samedi 9 novembre 2013

Café littéraire - novembre 2013 -




Compte rendu de la réunion
du café littéraire
rédigé par Alain Leclercq

Jeudi
7 Novembre 2013


Nombreuse assistance pour ce second café littéraire de la saison sur le thème de la littérature et des voyages. Le sujet est vaste et a fortement inspiré nos « kaf’kaliens »

Après l’accueil chaleureux de la Présidente, Alain ouvre la séance  par une revue des prix déjà attribués en cette semaine de rentrée littéraire.

Goncourt
Pierre LEMAITRE
Au revoir là-haut
Renaudot
Yan MOIX
Naissance
Académie Française
Ono-dit-bio
Plonger
Femina
Léonora MIANO
La saison de l’ombre
Décembre
Maël RENOUARD
La réforme de l’opéra de Pékin
Médicis
Remise le 12 Novembre

Interallié
Remise le 19 Novembre


Un débat sur les prix littéraires suit cette énumération sans bien évidemment, porter de jugement de valeur sur les ouvrages cités, les prix ayant été attribués trop récemment.

Vient ensuite le tour de table pour la présentation des ouvrages choisis autour du thème du jour :

Agnès
Désert
Jean Marie Le Clezio
Deux adolescents venus des plateaux du Haut Atlas, le « Hartani  » et une très jeune fille sont transplantés à Marseille
Source : note d’Agnès.

L'ouvrage de Jean-Marie Le Clézio se compose de deux récits qui alternent et se succèdent. L'un, qui se déroule dans le désert, s'identifie grâce à une typographie particulière. Il évoque la migration des "hommes bleus" chassés du Rio de Oro dans les premières années du XXe siècle par les soldats français.
Le second récit n'est pas moins tragique. Lalla, orpheline élevée par sa tante, vit dans un bidonville en marge d'une cité du Maghreb. Lorsqu'elle a achevé la corvée d'eau, son plaisir est de gravir la dune, de regarder la mer, ou de monter vers le plateau rocailleux où les bergers mènent les chèvres.

Source : « Lire – L’express »

Agnès
L’été Grec
Jacques Lacarrière

Cette terre grecque, Jacques Lacarrière l'a arpentée vingt années, la découvrant pour la première fois en 1947 avec la troupe du Théâtre antique de la Sorbonne :
« L'essentiel de ce que j'appris au cours de mon premier voyage, c'est que la Grèce existait toujours. Il y avait bien ici ou là des ruines, mais il y avait aussi et surtout une terre qui s'appelait encore la Grèce et qui était peuplée de Grecs.». Cette Grèce est alors en pleine guerre civile et, tandis qu’il se rend à Delphes, dans la zone tenue par les partisans communistes, il se sent délivré à jamais. Jacques reviendra dans ce pays tous les étés jusqu’à la prise du pouvoir par les colonels en 1967 avec son vieux sac de couchage bleu.

Source : Le nouvel observateur



Richard
Voyage au bout de la nuit
Celine
Voyage au bout de la nuit est un récit à la première personne dans lequel le personnage principal, Bardamu. raconte son expérience de la Première Guerre mondiale, du colonialisme en Afrique et des États-Unis de l'entre-deux guerres.Bardamu a vu la Grande Guerre et l'ineptie meurtrière de ses supérieurs dans les tranchées. C'est la fin de son innocence. C'est aussi le point de départ de sa descente sans retour.
Source : Wikipédia
Eric
Le nouveau tour du monde en 80 jours
Claude Moussé
Sur le modèle de son illustre prédécesseur Phileas Fogg, l’auteur décrit un tour du monde effectué dans des conditions les plus proches de l’aventure initiale, c’est à dire en utilisant les mêmes moyens de transport que ceux utilisés par son illustre modèle. Le voyage sera couronné de succès malgré de nombreuses péripéties.

Eric
La terre n’est qu’un seul pays
André Brugiroux
Le tour du monde: hier, c’était un exploit. Aujourd’hui, on le boucle en quelques dizaines d’heures de super-jet, d’hôtel climatisé en palace. Mais que voit-on ?
André Brugiroux, lui, voulait connaître les hommes: les 400.000 km qu’il a parcourus autour du monde, il les a faits, le plus souvent le long des routes. Il a été l’une de ces silhouettes qui, debout, pouce levé, tentent d’arrêter une voiture. Il a fait le tour du monde en stop. Cela prend des années. Cela mène de la Terre de Feu à l’Alaska, du Pakistan à Israël, du Japon à la Finlande. Cela fait un lourd bagage d’aventures incroyables et surtout de rencontres. Hommes de tous pays, saisis dans la vérité de leur vie quotidienne. André Brugiroux a compris, en traçant sa route autour du monde, qu’il cheminait vers une révélation spirituelle. Il nous la livre au terme de ce grand récit d’aventures qui lui a fait découvrir que « la terre n’est qu’un seul pays.».
Source : Site d’André Brugiroux
Eric
Histoire véridique de la conquête de la nouvelle Espagne
Bernal Diaz del Castillo
" Ma vérité voilera ma rudesse... Bernal Diaz del Castillo, avant d'être le compagnon de tous les instants de Cortés, l'a précédé dès 1517 sur la terre mexicaine dans deux expéditions. Trente ans plus tard, sur ses vieux jours, il a rédigé, dans sa riche retraite de Santiago du Guatemala, le récit de la conquête du Mexique. C'est à dessein qu'il a qualifié sa relation de " véridique " : il a voulu s'inscrire contre le caractère trop hagiographique des relations des chroniqueurs précédents - à commencer par Cortés lui-même. Sa relation est précieuse par la description détaillée qu'elle donne des deux sociétés en présence : la microsociété des conquistadores, dont il décrit la vie quotidienne, les ambitions et les conflits ; et l'immense société américaine, l'Empire aztèque et les peuples qui l'entourent C'est une vision encore neuve donc, un premier regard que rien n'a encore terni, une découverte sur un monde qui, déjà, à peine appréhendé par les nouveau) venus, dévasté, disloqué, disparaît des mémoires. Il y a chez Diaz del Castillo un débat très moderne sur la valeur des civilisations.
Source : Amazon
Françoise

La mort en Arabie
Thorkild Hansen
Janvier 1761 : cinq Européens s'embarquent de Copenhague pour Constantinople. De là, ils gagnent Alexandrie et Suez, puis traversent la mer Rouge. Leur but ultime : un pays inviolé - le Yémen, qu'à l'époque on appelle encore l'Arabie Heureuse.

Source : « Acte Sud »

Evelyne
Voyage au pays des Ze-Ka
Julius Margolin
C’est la seconde guerre mondiale, J Margolin est arrêté au cours d’un séjour en Pologne. Traqué par les nazis en tant que juif et déporté en Sibérie par les soviétiques ; son calvaire dur cinq années.
Ce livre est un témoignage irremplaçable sur le goulag, son fonctionnement y est décrit avec minutie. J Margolin a fait ses études supérieures à Berlin. Son style est d’une grande fluidité, nourrit par les littératures occidentales. Les idées sont exprimées avec clarté et force.

Source : Fiche de lecture d’Evelyne

André
L’amérique
Kafka
C'est bien une Amérique, sinon menaçante, du moins hostile dans laquelle va débarquer le héros, Karl Rossmann. Adolescent, il a été renvoyé du domicile parental pour avoir engrossé une servante. Naïf et sans ressources, l'immigrant va tenter de se trouver une place. Pas vraiment le rêve américain.
Protégé et soudain renvoyé, exploité ou accusé de tous les maux, victime de décisions arbitraires, Karl se démène dans ce monde incompréhensible où la plupart des acteurs imposent leur rigidité. Ce Candide en Amérique va, dans une «morale» nietzschéenne (ce qui ne tue pas rend plus fort), surmonter les embûches pour repartir vers de nouvelles aventures. Et en découdre avec le monde entier.

Source : »Gouts dYvelines »

André
Sur la route
Kerouac
Dans Sur la route, le personnage principal, Sal, parcourt les États-Unis en auto-stop (et se rend également au Mexique) avec son ami Dean Moriarty, inspiré par Neal Cassady. Il noue des amitiés informelles, a des expériences amoureuses et des mésaventures. Le style de vie non-matérialiste des protagonistes (Kerouac décrit en effet ce roman comme étant « the riotous odyssey of two American drop-outs, by the drop out who started it all » (« L'odyssée turbulente de deux marginaux, racontée par le marginal qui a lancé l'aventure »)) est à l'origine de nombreuses vocations parmi les écrivains américains et le transforme en mythe vivant. Selon la légende que Jack Kerouac a forgée lui-même, le roman est écrit en trois semaines, lors de longues sessions de prose spontanée alors qu'il est travaillé de 1948 à 1957 à partir de carnets qu’il a sur lui.
Source : Wikipédia
André
Œuvres
Nicolas Bouvier
À quel envoûtement obéit un jeune Suisse bien né, sur le berceau duquel les fées se sont penchées, pour «prendre la route» à 24 ans, ses diplômes en poche, en Fiat Topolino, mais sans un sou vaillant et pour un aller simple ? Il est décidé à en découdre. Avec lui-même, avec la vie et avec l'écriture. De la Yougoslavie au Japon, c'est dur, mais c'est cette dureté qu'il recherche : la descente en soi qui peut être illumination ou descente aux enfers, l'intensité de l'instant et l'ennui qu'il faut meubler avec des riens. Le pittoresque, l'observation ne sont que des supports à la quête de soi et à la douleur de l'écriture, mais ils nous valent des portraits truculents, des récits merveilleux car ce conteur est un enchanteur. Il fait son miel avec les surprises de la route qui ne sont pas ce que l'on croit. Ainsi ce corps encombrant qui réclame chaque jour sa pitance et que frappe un cortège de malarias, de jaunisses à répétitions, sans parler des dents qui prennent la poudre d'escampette. On s'en va «pour que la route vous plume, vous rince, vous essore, vous rende comme ces serviettes élimées par les lessives qu'on vous tend avec un éclat de savon dans les bordels... Sans ce détachement et cette transparence, comment espérer faire voir ce qu'on a vu ?». Mission accomplie. Nicolas Bouvier a payé sa livre de chair et bien au-delà, et son écriture de l'extrême exigence, de l'économie du mot, fait de nous des visionnaires par procuration auxquels il arrache «des râles de plaisir».
Source : Amazon
Charlène
Les derniers rois de Thulé
Jean Malaurie
Au cours de plusieurs missions et hivernages, Jean Malaurie a partagé la vie des derniers Esquimaux (Inuits), au moment où leur société archaïque était soumise au choc de la modernité. Ce livre, devenu légendaire, est le premier de la célèbre collection Terre Humaine créée par Jean Malaurie. C’est le livre le plus diffusé au monde sur le peuple inuit (plus d’un million de volumes, une vingtaine de traductions).
« Hivernage de l'auteur dans la nuit polaire et sa grande intimité avec les Inuit. Chasse à l'ours, au morse; premier Français à avoir atteint le pôle géomagnétique Nord ; tragédies polaires, la pensée mythique; la création d'une grande base américaine au cœur du territoire fait basculer l'histoire des hommes du pôle.

Source : « Biblio Monde »

Jeanne
Certaines n’avaient jamais vu la mer
Julie Otsuka
Ces Japonaises ont tout abandonné au début du XXe siècle pour épouser aux États-Unis, sur la foi d'un portrait, un inconnu. Celui dont elles ont tant rêvé, qui va tant les décevoir. Choeur vibrant, leurs voix s'élèvent pour raconter l'exil : la nuit de noces, les journées aux champs, la langue revêche, l'humiliation, les joies aussi. Puis le silence de la guerre. Et l'oubli.
Source : « Meelly Lit »
Jeanne


Vers les riveraines
Alain Freixh

Alain
Les secrets de la mer rouge
Henry de Monfreid
Ecrit en 1931. Henry de Monfreid, trafiquant d’armes de drogue, espion navigateur de génie, nous embraque pour cette mer rouge du début de XX ième siècle lieu de tous les dangers, de tous les trafics de toutes les aventures. Cette corne de l’Afrique haut lieu de l’esclavage, des civilisations mythiques, de l’aventure pétrolière a toujours été et restera à jamais le lieu de tous les conflits.

Alain
Œuvres
Conrad
Après avoir débuté comme mousse sur des voiliers de la Marine Française, Conrad obtiendra son brevet de capitaine de la marine Royale Anglaise.
Ecrivain de talent, on lui doit près de vingt romans dont certains ont été portés à l’écran avec succès dont le fameux « lord Jim ».

Danièle
A marche forcée
Slavomir Rawicz
Sławomir et ses compagnons se sont évadés avec l'aide de la femme du chef de camp 303. Elle a donné des idées à Rawicz pour l'évasion, lui a procuré une lame de hache et aussi des sacs pour l'ensemble de ses compagnons d'évasion. Il y a, parmi l'équipe, soigneusement choisie par le jeune Rawicz, trois Polonais, un Lituanien, un Letton, un Yougoslave et un Américain. Rawicz est le plus jeune. Ils ne tardent pas dès les premiers jours de leur fuite à rencontrer une très jeune femme de dix-sept ans, qui vient de fuir le kolkhoze où elle était employée. Sur sa supplication, ils décident de l'intégrer à leur groupe, le meilleur gage en étant qu'elle apporte du bien-être à « l'expédition ». Ils la considèrent alors comme un porte-bonheur.
Après avoir rejoint la rive orientale du lac Baïkal, ils traversent le reste de la Bouriatie en longeant le lac pour parvenir à la frontière mongole qu'ils passent sans encombre, l'Américain en tête, offrant en « cadeau » des pommes de terre dérobées aux Russes.
La deuxième partie de l'ouvrage est la plus émouvante mais aussi la plus ouverte à la critique car elle comprend de nombreux trous, inexactitudes et erreurs, sur lesquels Rawicz ne donnera pas de réponse, refusant de se défendre face aux attaques de ses détracteurs. Les fugitifs abordent le désert de Gobi, où deux d'entre eux meurent, dont la jeune Polonaise. Affaiblis, ils atteignent le Tibet. Sans cesse affamés durant leur parcours, ils ne se déplacent que le jour car incapables de se repérer aux étoiles. Ils sont tributaires de la généreuse hospitalité des Tibétains. L'un des membres du groupe meurt une nuit avant d'affronter le dernier obstacle, le rempart de l'ouest de l'Himalaya. Ils réussissent à le franchir mais en perdant de nouveau un compagnon. Les survivants seront secourus par une patrouille indienne.
Source : Wikipédia

Danièle
L’axe des loups
Sylvain Tesson
De mai 2003 à janvier 2004, l'auteur refait sans moyen mécanique, le chemin des évadés du livre À marche forcée de Sławomir Rawicz, dans l'intention de mettre fin à la controverse sur la véracité du récit]. Pour lui, l’aventure est plausible dans son ensemble mais comporte des anomalies absolues, comme « dix jours sans boire dans le Gobi »
[Sylvain Tesson part de Iakoutsk (Sibérie), prison sans barrières, peuplée de déportés d'où les évadés s'en remettaient au « procureur vert ». Il progresse en suivant le lit de la Léna, parle tout haut et frappe sur sa gamelle pour éloigner les ours. Il traverse tout de même un marais en véhicule tout-terrain puis achète un vélo et parvient à rejoindre le Baïkal. La nuit, il se réveille toutes les deux heures pour alimenter son feu.
En Mongolie, il achète un cheval pour parcourir le désert de Gobi. Il rachète un vélo pour le Gobi chinois. Il traverse le Tibet, parfois à plus de 5 000 m et termine son voyage de huit mois à Calcutta en Inde, terme de cet axe des évadés du totalitarisme russe, « l'axe du loup ».
L'auteur fait part de ses rencontres avec la population, dont certains descendants probables d'évadés du goulag, tout en livrant des réflexions personnelles sur la société ou les paysages.
Source : Wikipédia
Danièle
Voyage aux pays du coton
Erick Orsenna
Cette histoire commence dans la nuit des temps. L'espèce humaine vient de faire connaissance avec la douceur du coton. Le coton est le porc de la botanique : chez lui, tout est bon à prendre. Et c'est ainsi que le coton vêt l'espèce humaine. Il ne s'en tient pas là : compresses médicales, films photographiques, produits cosmétiques, insecticides... Pour ceux que ces manipulations angoissent, revenons à notre mère nature, à la paix des choses simples. Après la récolte, les tiges et les branches du cotonnier deviendront les litières pour les animaux. Ou bien les paysans les brûleront, faute de meilleurs combustibles. Voyager, c'est glaner. Au XVIIIe siècle, sitôt retrouvée la terre natale, les navigateurs plantaient les végétaux collectés aux quatre coins du globe dans un jardin dit 'des retours'.
Source : « Evene.fr »
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Prochaine rencontre : jeudi 4 décembre 2013 
·         Rendez-vous  littéraire : « Pleins feux sur ZOLA»
·         Soirée cabaret (*) : Ambiance « Jazzy » avec Lisa et Roger
o        Petite restauration sur place à partir de 20h 30 aux bons soins de l’association « Après dissipation des brumes matinales »

(*)  Réservation conseillée
Maison des associations – 5, allée des Sports – Montagnac -

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