lundi 9 décembre 2013

Café littéraire - décembre 2013 -




Compte rendu de la réunion
du café littéraire


rédigé par Alain Leclercq


05 Décembre 2013


C’est dans une salle magnifiquement décorée en prévision de la soirée cabaret qui suivra, que débute un « Kaf’kali » sur le thème de Zola. Ce pilier de la littérature dont on croyait tout connaitre a fortement inspiré les participants.

Agnès
C’est avec - Le bonheur des dames -1883- que débute ce voyage sur l’œuvre de Zola,  de la création du commerce moderne en passant par le cynisme des rapports entre patron et employés, Agnès nous raconte avec délectation ce magnifique roman dont il est précisé que le magasin « Printemps » aurait inspiré l’auteur.
Vient ensuite  - Le Rêve -1888. Agnès nous raconte «  L’essor et l’ouverture à la vie et à l’amour d’une jeune fille qui rêve et qui sera contrée par le puritanisme ambiant de la bourgeoisie. »
La visite continue avec  - Nana -1880 –  Une description de « La Rousse animale », ‘La lionne’, Zola serait un peu ‘Machiste’ et aurait peur de la femme »

Marie-Françoise
Pour continuer ce voyage au  pays de Zola c’est - L’œuvre – 1886 – qui nous est maintenant conté :
Ce roman est le quatorzième volume de la série « Les Rougon-Macquart ». L’ouvrage nous entraîne dans le monde de l’art et des artistes, à travers le portrait d’un peintre maudit, Claude Lantier, dont le personnage évoque celui de Paul Cézanne, grand ami de Zola, qui se brouillera avec l’écrivain après la publication du roman
Source Wikipédia

Eric
Passionné par l’œuvre de Zola, Eric nous « décortique »  - Germinal -1885 – Pour Eric, Zola est un remarquable journaliste de son époque qui décrit sans parti-pris des personnages inconsciemment odieux. Il nous précise que Zola constituait pour écrire ses romans, des documentations phénoménales, près de mille pages pour certaines œuvres. Il précise en outre que de nombreux faits, décrits dans les romans de Zola qui sont parfois à la limites du vraisemblable, sont souvent pour ne pas dire toujours inspirés de faits réels. Pour Eric, Zola est sans nuances, allant jusqu’au bout de sa démarche parfois jusqu’à l’abject.

André
            André nous parle de la Poésie contenue dans tous les textes de Zola. Une évocation de la marche des mineurs de Germinal où la violence des évènements ne masque pas la poésie contenue dans ce texte.

Les femmes avaient paru, près d’un millier de femmes, aux cheveux épars, dépeignés par la course, aux guenilles montrant la peau nue, des nudités de femelles lasses d’enfanter des meurt-de-faim. Quelques-unes tenaient leur petit entre les bras, le soulevaient, l'agitaient, ainsi qu'un drapeau de deuil et de vengeance. D'autres, plus jeunes, avec des gorges gonflées de guerrières, brandissaient des bâtons; tandis que les vieilles, affreuses, hurlaient si fort, que les cordes de leurs cous décharnés semblaient se rompre.
Source : Germinal

André souligne toute la symbolique contenue dans ce texte.
Louise
Elle nous donne son sentiment sur l’ensemble des « Rougon-Macquart » . «  La misère du quotidien – Ce que je retiens, c’est la description d’une époque aussi noire que la mine dans un style si précis qui va crescendo. »

Dominique
            C’est Thérèse Raquin -1867- que nous raconte maintenant Dominique. Ce roman qui ne fait pas partie de la série des Rougon-Macquarts nous est présenté comme un roman noir. L’histoire d’un couple adultère qui décide de se débarrasser du mari encombrant mais qui connaitra les affres du remord, au point de gâcher la part de bonheur qui leur était accessible par la disparition du mari.

Danièle
            Danièle a retrouvé une œuvre de 1864 – Contes à Ninon – Ce roman, le premier écrit par Zola alors qu’il n’avait que 20 ans est assez atypique de l’œuvre même si l’on y découvre le poète évoqué précédemment par André.

Premier volume qu'Emile Zola publie en librairie. Il décrit une Provence idéale personnifiée par "Ninon" à qui il adresse ses différents contes. Les récits ont un cadre antique ou merveilleux. Le narrateur attaque la bêtise humaine, dénonce l'inégalité entre riches et pauvres et s'élève contre la violence de la guerre
Source : site Emile Zola

Alain
            Après une revue aussi complète de l’œuvre de Zola, il est difficile « d’en rajouter », c’est donc des anecdotes attribuées  à Zola qui sont évoquées. Alain nous signale un site – Histoire en question – riche en anecdotes sur les auteurs.

Les phobies de Zola
Ce positiviste impénitent est en fait un anxieux, un obsessionnel et un compulsif. Il ne peut supporter la foule, et les cauchemars de claustration lui sont familiers. Chaque objet a sa place autour de lui. Et il compte : les becs de gaz, les numéros des portes et des superstitions. Il lui faut franchir un obstacle du pied droit, mais sortir de chez lui du pied gauche. Les multiples de 7 le rassurent, mais le chiffre 17 lui est funeste. La nuit, il lui arrive de rouvrir les yeux sept  fois de suite pour se prouver qu’il ne va pas mourir. Etrange prémonition qu’une des nuits à venir lui sera fatale

La mort mystérieuse de Zola
Le 29 septembre 1902, Zola est  retrouvé mort asphyxié par de l'oxyde de carbone s'échappant de sa cheminée. Les circonstances de cette mort restent pourtant bien mystérieuses.
En 1953, le journaliste Jean Bedel se livrait à un remarquable travail d'investigation dans le journal Libération. Un  de ses lecteurs, Pierre Hacquin, lui rapportait une  conversation qu'il avait eue avant la guerre de 14, avec le fumiste qui avait travaillé chez les Zola. Celui-ci lui aurait avoué qu'il avait bouché la cheminée de la chambre. Cet homme aurait agi pour des motifs politiques. Si l'on se remémore la violence des attaques que son courage avait value à l'écrivain, on peut en effet tout supposer

La prochaine réunion de Kaf’kali se tiendra le jeudi 16 Janvier 2014 en ces mêmes lieux,  le thème de la soirée sera « Femmes en quête de liberté ». La présidente proposera des « pistes » de lecture.
Bonnes fêtes de fin d’année à tous

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire