mercredi 30 septembre 2015

LA PLUME DU KAF'KALI

Café littéraire    Nouveau !!!     La plume de Kaf'kali
Vous qui n’osez pas vous lancer dans une nouvelle…
Sur une proposition de Charlène, un espace vous est désormais ouvert sur le blog !
Un tout petit format, une dizaine de lignes maximum, pour écrire sur un sujet de votre choix (la cueillette des olives… le dernier marché… la perfidie des cintres…), bref un coup de cœur … ou non !
Chaque texte sera déposé dans une boîte prévue à cet effet à chaque rencontre de Kaf’kali  de manière anonyme, sous un pseudo.
Tous les textes seront lus en fin de séance (*) puis édités sur le blog.
NB : tout texte portant atteinte à la dignité humaine ou faisant preuve de propagande politique ou religieuse sera exclu.
(*) Si le timing le permet !

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La première « Plume de Kaf'kali » est lancée ! 


"Qu’est-ce que la connerie ?
Il conviendrait de donner une définition à la connerie, hélas beaucoup et non des moins talentueux s’y sont essayés sans parvenir à donner une explication claire. Souvent l’on se contente de plusieurs définitions imprécises ou bien l’on cite des exemples. Mais qui peut se prétendre être un spécialiste de la connerie, à part un con, ses capacités d’analyse objectives sont altérées et son jugement forcément erroné. Il faut donc considérer la connerie commune art premier comme pour la peinture ou la musique, on est, par éducation ou par promotion et l’on nait con par hérédité. La bêtise est définie comme un manque d’intelligence. La connerie quant à elle n’est pas un manque, c’est un plus. L’inconvenant majeur de la connerie est qu’aucun coefficient intellectuel ne met à l’abri de ses effets, l’immunité n’existe pas et le mal est incurable autant que transmissible. On accorde à la connerie un caractère héréditaire ce qui peut être vérifié sous certaines formes."  DUGENOUX 
(Lu jeudi 1er octobre)

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La porte,

C’est selon ! Elle sépare ou unit, éloigne au départ, mais rapproche au retour.

Elle est par-dessus tout une invitation : close, à la solitude ou à l’intimité ; ouverte, à l’extériorité et à la découverte.

Symbole de l’intérieur comme de l’extérieur, de protection mais aussi d’enfermement, de libération comme d’interdit, voire d’effraction. Symbole de liberté, mais représentant s’il en est, de la prison.

Il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée disait Musset, homme sage, ou sans discernement ? car il y aurait tant à dire des portes entrouvertes que ce soit par accident, par négligence ou par curiosité. Accès au secret, à l’intime, au dénuement, propre ou figuré, à l’indiscrétion, au voyeurisme, à l’érotisme…
Derrière la porte c’est l’inconnu, l’ouverture, la fantaisie, l’échappée des rêves et le déchaînement de l’inattendu. Parfois l’inaccessible, le fuite en avant. La jouissance, le mystère reste entier. L’imagination fait son œuvre tant qu’elle reste fermée. Derrière, c’est la réalité pure et dure. Mais là encore tout est relatif car tout dépend d’où on est pour en parler, dedans ou dehors ?
Texte non signé


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C’est mon anniversaire, la table du déjeuner est dressée avec soins, sur mon assiette, un paquet carré recouvert d’un reste de « papier de noël » me laisse deviner la nature de mon cadeau. Grand amateur de lecture et amoureux des livres, il est en effet facile à mes proches de trouver une idée cadeau à chaque fête puisque les livres sont toujours les bienvenus. Après les remerciements d’usage, je déchire le papier décoré de boules de noël pour découvrir ce nouveau « compagnon de rêves ». Horreur ! le papier écarté dévoile une tablette de lecture, je masque ma déception par un sourire niais. Vais-je devoir me passer du plaisir de « fouiner » dans les brocantes ou chez les bouquinistes à la recherche de « la perle », renoncer au plaisir de découvrir ces textes écrits depuis longtemps sur ce papier jauni, un peu moisi fleurant bon la bibliothèque, ne plus ressentir cette fébrilité en découpant les pages d’un vieil ouvrage que personne n’avait jamais parcouru avant moi. Une remarque opportune de l’un de mes proches ouvre une fenêtre d’espoir : « Attention, c’est assez fragile ». J’imagine avec soulagement que dans quelques semaines, cet « instrument de lecture » va avoir un petit accident…

Signé : Pollux 

(Lus jeudi 5 novembre)

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Devine

Il y a environ 25 ans dans un pays du Golfe Arabo-persique, un ingénieur Français ayant été blessé, son évacuation par avion sanitaire fut organisée par une compagnie spécialisée dans le domaine des transports médicalisés.
Le blessé convoyé par un employé de l’ambassade de France fut conduit au pied de l’avion qui venait d’atterrir. L’équipage était composé d’un homme et d’une femme pour le personnel navigant et également d’un homme et d’une femme pour le personnel médical. L’employé se présenta à l’équipage et, tendant la main au monsieur lui dit « bonjour commandant » ce à quoi ce dernier répondit « ce n’est pas moi le commandant, c’est elle » en désignant la jeune femme qui l’accompagnait. Surpris et confus il se dirigea vers l’équipe médicale s’adressant à l’homme lui dit « bonjour docteur » même réponse de la part de l’homme qui était en fait l’infirmer qui lui dit » ce n’est pas moi le docteur, c’est elle » Le pauvre employé d’ambassade bien que relativement évolué resta un instant songeur. Il est vrai qu’à cette époque les femmes pilotes et médecin n’étaient pas très nombreuses surtout en pays musulman.
Remis de ces émotions et, afin de compléter son dossier de prise ne charge il demanda à la femme médecin son nom ce à quoi elle répondit « devine » La confusion de l’employé d’ambassade se serai transformée en colère si l’infirmer n’avait pas précisé « C’est son nom, c’est le docteur Devine.
Cette histoire est garantie authentique et s’est passée en 1993 sur l’aéroport de Muscat capitale de Sultanat d’Oman
Duduche
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« Le marché du samedi matin»

Cette jeune fleuriste - au fait quel âge a-t-elle depuis qu’elle vient se placer à côté du chalet du marchand d’huîtres ?

Elle compose ses bouquets elle-même ; fleurs exotiques, jacinthes en boutons, anémones couleur d’encre ou pâles telle la belladone… Un peu de joie pour 4 euros !  Derrière elle, un passage voûté : voici les pavés « historiques » que ressent fortement ma voûte plantaire…il n’y a plus ces groupuscules de touristes le regard perdu sur l’entrelacement d’un balcon.
RUE DE LA FOIRE
Oui, ce village fut connu pour ses importantes foires « dès le Haut Moyen-âge »…Mais mon esprit dérive : Ce n’est plus l’innocence des petits voulant attraper un caneton rouge dans sa mini-mare !
Je passe à l’idée de « faire LA FOIRE » briser toute retenue dans la cohorte d’un car réservé pour le match, canette de bière brandie à la main quand bière rime avec supporter…
Voici maintenant cette belle place que fréquenta Armand de BOURBON, prince de CONTI. Du porche d’un hôtel ancien s’élèvent les battements de plusieurs tambours et le son pointu d’un fifre qui ressemble à un cri… Ils sont 6 ou 7 une silhouette petite, féminine sans doute, et vêtus de bandes de tissu bleu pâle, non le rouge et or de l’Occitanie. Leurs larges masques ont la représentation d’une tête de mort.
Mais est-ce ce dessin d’un bleu profond, pour la première fois je ne crains pas ce symbole.
ILS DEAMBULENT…
Un triste vendredi la musique s’est arrêtée.
Quelques jours après on demande aux parisiens de manifester- DE FAIRE DU BRUIT…
Bruit    FUREUR COLERE
Alors une douce musique vient à mon oreille, insistante,
        « DOUCE France cher pays
           De mon enfance
           Bercé de tendre insouciance       
           Je t’ai gardé dans mon cœur
                    ……………….
           Dans la joie ou la douleur !
Tiphaine


(Lus jeudi 3 décembre)

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LA PLUME DU KAF’KALI (transcrit tel que reçu)
C’est l’automne, les feuilles tombent des arbres, elles tombent également des machines à écrire ou plus exactement des imprimantes. Celles des arbres, on en fait du compost, on peut aussi les brûler, celles des imprimantes, peut devrait-on en bruler quelques-unes, en fait on les relient entre-elles afin de tenter d’en faire des prix littéraires. Autrefois, ces feuilles, celles des machines à écrire, étaient produites par des écrivains, de philosophes, des journalistes ; mais ça, c’était avant aujourd’hui ces feuilles d’imprimantes sont parfois produites par ces magiciens du rêve qui sont malheureusement « noyés » dans une engeance tout à fait différente : des écrivailleurs ou écrivaciers (ces deux mots existent) se sont mêlés aux écrivains et les journaleux ont supplanté en nombre les journalistes. Ce mot de journaleux existe également mais comme sa définition ne me convient pas la mienne, est la suivante : Le journaleux est au journaliste ce que le violoneux est au violoniste. Quant aux philosophes, sait-on encore ce que cela signifie ? On nous dit que cette année, les prix littéraires sont de bonne qualité, ceci semble vouloir dire qu’il en fut autrement des autres années. Ce que nous avions remarqué. Autrefois, les ouvrages étaient qualifiés de « bons livres », aujourd’hui on parle de « bestsellers » ce qui signifie meilleures ventes…. Autrefois les écrivains étudiaient « les belles-lettres », aujourd’hui ils étudient « les bons chiffres ». Un lecteur désabusé

(Lus jeudi 7 janvier)



 

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